Des F1 hybrides l’an prochain
Publié par Alexandre Cousineau
Le 8 juin 2008
Bolides ultra rapides et moteurs super puissants ne riment sûrement pas avec écologie! La Formule Un a pour réputation de constituer l’apogée de la consommation de carburant afin d’obtenir la victoire. Mais voilà que ça change. Les écuries cherchent désormais à optimiser leurs dépenses de carburant. De surcroît, les retombées de leur quête de performance pourraient bien rendre nos véhicules moins nocifs pour l’environnement.
Les ingénieurs de la F1 travaillent d’arrache-pied à concevoir des moteurs plus efficaces sur le plan énergétique. Une grande partie du poids du véhicule est due à son réservoir d’essence. Minimiser la consommation d’essence contribue à rendre le véhicule plus léger, plus manoeuvrable… et plus rapide!
Ce qui nous amène à parler d’une intéressante technique que pourront employer les futures F1. La KERS (pour Kinetic Energy Recovery System) ou en français SREC (pour Système de récupération de l’énergie cinétique) sera implantée dans les voitures dès 2009. L’énergie cinétique est l’énergie que possède un corps en mouvement. Cette force vive est perdue sous forme de chaleur lors du freinage. La récupérer et l’entreposer pour utilisation future pourrait diminuer la consommation de carburant. Du coup, les véhicules de F1 deviendront… hybrides!
À ce stade, trois méthodes de stockage de l’énergie cinétique ont été envisagées. Il y a la pile électrique, l’ultracondensateur, puis la « flywheel » (en français, volant d’inertie). Cette dernière technologie est celle qu’adoptera l’écurie Williams l’an prochain. Il s’agit d’une roue qui tourne et régule la vitesse du moteur tout en entreposant de l’énergie cinétique.
La limite d’utilisation de l’énergie sera de 60 kW, soit environ 80 chevaux-vapeur, et ce, sur une courte période de 6,6 secondes par tour de piste. Un important système informatique assurera que ces valeurs ne seront pas dépassées, autrement le pilote subirait une disqualification. Pour activer cette réserve énergétique, le pilote n’aura qu’à pousser un bouton sur son volant. Les limitations précédentes seront imposées pour la première année, mais l’on s’attend à ce qu’elles atteignent les 200 kW sur de plus longues périodes de temps au cours des années successives. La technologie du volant d’inertie étant beaucoup moins polluante que celle des piles, espérons que les futurs véhicules hybrides domestiques en seront équipés. D’ici là, souhaitons bonne recherche aux ingénieurs de la F1.
Voitures de série : l’avenir sera vert
Publié par Jean-François Paquin
Le 5 juin 2008
Tout ce qui est vert a la cote, aujourd’hui. Les voitures n’y échappant pas, voici ce que sera peut-être la voiture de l’avenir moins polluante…
Lorsque nous pensons « voiture » et « vert », immédiatement nous avons en tête les hybrides, ces voitures qui combinent un moteur à essence et un moteur électrique. Selon les fabricants, les économies d’essence ainsi réalisées seraient de l’ordre de 10 à 50 %, selon la vitesse moyenne du véhicule (le moteur électrique fonctionne généralement à bas régime, alors que pour les vitesses supérieures, l’explosion reprend le dessus). Nous entendons par contre de plus en plus de plaintes de consommateurs affirmant que les économies d’essence ne sont pas nécessairement au rendez-vous. Peut-être ce type de moteur n’est qu’un pont entre le moteur à explosion et ce qui sera la véritable révolution verte : le retour du moteur entièrement électrique.
Vous avez bien lu : nous parlons bel et bien d’un retour. L’idée du moteur électrique est beaucoup plus vielle qu’on pourrait le croire ! À la fin du XIXe siècle, lors des débuts de l’automobile, trois types de moteurs se faisaient concurrence : à explosion, électrique, et… à vapeur ! (Sans blague !) C’est d’ailleurs une voiture électrique qui a été la première à franchir la vitesse fulgurante (pour l’époque) de 100 km/h. En effet, le 1er mai 1899, la voiture électrique nommée Jamais Contente du Belge Camille Jenatzy atteignait cette vitesse. Mais les succès du moteur électrique furent de courte durée. Son principal défaut (et c’est encore le problème que rencontrent les ingénieurs de ce début de 21e siècle) : sa trop courte distance d’autonomie. Cette raison, combinée fort probablement aussi au lobby des grandes pétrolières, aura eu raison de la voiture électrique, et c’est le moteur à explosion qui s’imposa à l’occident.
Mais la voiture électrique pourrait bien prendre sa revanche sur l’histoire ! La Blue Car, en cours de développement, a une batterie au lithium-métal polymère promettant une autonomie de 250 km ! Assez pour faire Montréal-Québec sans avoir à la brancher. La petite voiture de ville de la compagnie Batscap, ayant des installations à Quimper (Bretagne) et dans les environs de Montréal, sera d’ailleurs présentée au Mondial de l’automobile de Paris, en octobre prochain, et sa commercialisation est prévue pour fin 2008 – début 2009. Prix annoncé par la compagnie : de 15 000 à 25 000 euros (environ 24 000 à 39 500 $).
Durant des années, la techno s’est surtout occupée d’augmenter les caractéristiques de sécurité, de confort, ou de puissance des moteurs. Mais le prix de l’essence étant ce qu’il est (nous dépasserons bientôt 1,50 $ le litre), l’avenir de la voiture de série passe forcément par le vert ! Rendez-vous à l’automne pour voir si la Blue Car sera le déclencheur de la révolution verte.
Vista, une étape nécessaire avant Windows 7?
Publié par Alexandre Cousineau
Le 4 juin 2008
Windows 7, successeur de Windows Vista, sera-t-il un succès? C’est ce qu’espèrent nombre d’utilisateurs qui tentent tant bien que mal d’éviter la migration à Vista et souhaitent conserver Windows XP d’ici 2010, date de sortie du futur système d’exploitation de Microsoft.
Sans surprise aucune, Microsoft tente de décourager les fans de XP de conserver leur bon vieux système d’exploitation. Une brochure publiée par Microsoft nous fournit cinq bonnes (ou non) raisons de déployer Windows Vista. Parmi les arguments du géant de l’informatique, on explique que le saut de XP à 7 s’avérerait plus risqué que de passer par Vista. Bref, on a l’impression que Microsoft cherche à nous vendre un maximum de licences de systèmes d’exploitation.
Sachant toutefois que le support pour Windows XP prendra fin en 2009, soit un an avant la sortie de Windows 7, les usagers risquent de se retrouver avec une plateforme désuète durant cette période. Les particuliers pourront probablement s’en accommoder. Quant aux entreprises, elles devront probablement sagement se conformer aux directives de Microsoft.
Note de l’auteur : Microsoft a très récemment annoncé la prolongation des ventes de Windows XP jusqu’en 2010 selon ce communiqué de presse pour certains ordinateurs bas de gamme. Toutefois, encore selon ce communiqué, le système d’exploitation ne sera toujours pas supporté gratuitement après avril 2009. La date de fin du “support étendu” est d’ailleurs toujours fixée pour avril 2014.
Phoenix arrivera bientôt à destination…
Publié par Jean-François Paquin
Le 15 mai 2008
C’est le 25 mai prochain que la sonde Phoenix devrait se poser sur Mars, après un voyage de 680 millions de km. Lancée en août 2007, la sonde devrait atterrir (mais peut-être devrions-nous dire “amarsir” ?) dans une région du pôle Nord de Mars où l’on a déjà détecté la présence de glace dans le sol.

Le but premier de Phoenix est de creuser afin de confirmer cette présence de glace, mais aussi de pousser un peu plus loin les recherches. En effet, qui dit glace dit évidemment eau; et qui dit eau dit peut-être… formes de vie primitives. C’est là le principal objectif de la mission : essayer de prouver que la vie existe - ou a déjà existé - sur Mars sous forme probablement microbienne.
En plus de ces recherches, Phoenix doit également étudier la météo et l’environnement de la planète rouge et aussi en photographier le relief.
Et pourquoi cette mission s’appelle-t-elle “Phoenix” ? Tout simplement parce qu’à l’instar de cet oiseau de la mythologie qui pouvait renaître de ses cendres, cette mission est née des cendres de l’échec de la mission de 2001, Mars Polar Lander.
Pour en savoir plus (et pour suivre le décompte officiel avant l’amarsissage de Phoenix), rendez-vous sur le très complet et très intéressant site officiel de la Nasa :
Paris, paradis ou non des télécoms?
Publié par Alexandre Cousineau
Le 13 mai 2008
Six heures plus tard dans les maritimes, je vous écris de l’autre côte de l’Atlantique. La France est un pays devenu pionnier au niveau des télécommunications. Sa capitale, Paris, est-elle le paradis de l’internaute? Parfois oui… parfois non…
Téléphonie, internet et télévision résidentiels riment avec ADSL. Pour une modique somme d’environ cinquante dollars (trente euros) par mois, il est possible d’avoir une vitesse internet supérieure à celle offerte par nos fournisseurs canadiens, et ce, sans limite de téléchargement. De plus, le forfait comprend aussi l’accès à plus de 200 chaînes télés et inclut la ligne téléphonique. Voilà de quoi faire rougir de honte mes factures de télécoms…
Mais attention : les compagnies de télécommunications se reprennent dans le monde merveilleux de la téléphonique cellulaire. La facture peut facilement doubler, voire même quadrupler si l’on abuse du portable. Il semble que les grandes entreprises de téléphonie cellulaire ont clairement compris l’attrait qu’exerce le mobile auprès des 7 à 77 ans… et, soyons francs, plus particulièrement les jeunes de 12 à 18 ans.
Quant à l’Internet wifi… eh bien je vous écris d’un TGV allant à 300 kilomètres heures, fleurons de la technologie française, et pas de trace du célèbre signal de 2,4 Ghz. Oh, certes, aéroports, gares et centres commerciaux se vantent d’être branchés en WIFI… mais il faut donner son numéro de carte de crédit et s’attendre à débourser de nombreux et dispendieux euros pour accéder au service tant convoité.
Il y a supposément des accès publics sans-fil gratuits mis à la disposition des citoyens et touristes à Paris… mais… où sont-ils ? La couverture publique est peu étendue; heureusement, nombreux sont les hôtels et petits cafés à offrir un wifi gratuit à leur clientèle. Garçon? Un expresso double s’il vous plaît!
Le tourisme spatial : c’est pour bientôt…
Publié par Jean-François Paquin
Le 9 mai 2008
Nous vous l’annoncions dans notre rétrospective de l’année 2007 : la compagnie Virgin construit présentement un vaisseau destiné à faire du tourisme dans l’espace. Le SpaceshipTwo, un appareil qui pourra accueillir 6 passagers, fera vivre à ces derniers 5 minutes d’apesanteur…

Par contre, contrairement à ce que nous vous annoncions, le vol inaugural avec passagers ne se fera pas tel que prévu en 2008, mais quelque part fin 2009 ou début 2010… Chose certaine, la compagnie est sûre de ne pas manquer de clients : déjà plus de 200 personnes ont réservé leur place, et 85 000 autres se sont montrées intéressées !
À 200 000 $ le billet, parions que le milliardaire Richard Branson, PDG du groupe Virgin, n’en sera que plus riche dans les prochaines années !
Tout est numérique…
Publié par Jean-François Paquin
Le 2 mai 2008
Vous arrivez au bureau un lundi matin et avez oublié votre clé USB contenant TOUS vos dossiers à la maison… Horreur ! Une journée complète de perdue…
Mais ce ne sera plus le cas à l’avenir, depuis la venue du serveur personnel MediaSmart de HP, une unité de stockage pour TOUTES vos données numériques qui fonctionne sous le système d’exploitation Windows home server.

Cette unité de stockage, sorte d’énorme disque dur externe, peut être connectée à tous vos appareils demandant une sauvegarde numérique : ordinateurs, appareils photos, enregistreurs numériques, etc. En plus d’effectuer lui-même la sauvegarde automatique des nouvelles données provenant des appareils qui y sont connectés, le MediaSmart vous permet également de partager toutes ces données d’un ordinateur à l’autre.
Mais le point le plus intéressant, probablement, est l’accès à distance à nos données. Pourvu que l’on ait un ordinateur connecté à Internet, il nous est possible, en s’identifiant sur notre serveur, d’avoir accès à toutes nos données qui y sont stockées, peu importe où nous nous trouvons dans le monde.
Il existe deux versions du MediaSmart : la première à 500 Go d’espace de stockage (environ 600 $), et une autre à 1 To (un téraoctet, c’est-à-dire 1024 Go; prix : 750 $).
Décidément, la planète ne cessera de se rapetisser avec ce genre d’appareils. Qui aurait cru, il y a de cela seulement quelques années, qu’en pleine semaine de vacances au Mexique, une journée de pluie, il nous serait un jour possible de visionner sur notre portable un des films de notre collection privée demeurée à la maison !
Pour plus d’informations, le site de HP :
Des ressources internet pour l’écolo en vous
Publié par Alexandre Cousineau
Le 1 mai 2008
Suite à l’article « Recycleur techno, un métier qui a de l’avenir » paru dans notre édition du mois de mai 2008, voici quelques liens et ressources internet susceptibles d’intéresser l’écolo en vous.
Les centres de formation en entreprise et récupération sont présents un peu partout à travers la province. Le Réseau des CFER saura vous rediriger vers le centre le plus près de chez vous :
http://www.reseaucfer.ca/fr/index.php
Pour ceux qui seraient intéressés par la formation de valoriste, offerte par le CFEER+ du Saguenay, destinée à former les recycleurs de demain :
http://www.csrsaguenay.qc.ca/clc/CFER.htm
Pour plus d’informations sur l’organisme « Le Jour de la terre », il est possible de visiter leur site web à l’adresse suivante :
http://www.jourdelaterre.org/
Pour ce qui est du programme de recyclage des cellulaires récemment mis sur pied par Le Jour de la terre et la chaîne Superclub Vidéotron, appelé Allo la terre, les informations sont disponibles ici :
http://www.superclub.videotron.com/news.aspx?id=801
Finalement, voici un intéressant site québécois qui traite de l’actualité en matière de développement durable :
Bonne lecture et bonne navigation!
Le Mosquito à Montréal cet été ?
Publié par Jean-François Paquin
Le 25 avril 2008
S’il n’en tenait qu’aux commerçants, ça ne saurait tarder : les Montréalais devraient voir son apparition (et certains l’entendront !!!) durant la belle saison.
Qu’est-ce que le mosquito ? Il s’agit d’un appareil inventé au Royaume-Uni en 2005 et mis en vente libre dès 2006 pour la modique somme de 1250 $. L’engin émet des sons très aigus (plus de 16 000 hertz) que seuls les adolescents (en général, les 13 - 25 ans) peuvent entendre. Vous voyez maintenant l’utilisation principale d’un tel appareil : faire fuir les ados de certains lieux publics et contrer le flânage.
Présentement, au pays, cet appareil est surtout utilisé dans l’ouest : Colombie-Britannique, Alberta et Saskatchewan. Le distributeur a annoncé dernièrement avoir déjà plusieurs clients intéressés à Montréal. Il affirme de plus que son produit n’est nullement dangereux pour les oreilles adolescentes : il n’endommagerait rien, mais ne ferait que provoquer la fuite des jeunes, le bruit étant extrêmement agaçant.
Mais est-ce vraiment le cas ? Tout comme le fabricant Taser qui défend son pistolet à impulsion électrique en affirmant qu’il est sans danger pour la santé des gens (permettez-moi d’en douter), cette compagnie semble en faire autant avec son joujou repousse-ados ! En effet, le bidule en question émet jusqu’à une puissance de 95 décibels, soit l’équivalent du bruit d’une tronçonneuse ou bien d’une route à circulation dense. D’ailleurs, selon l’échelle des sons (http://www.audition-infos.org/NL_sons.php), les bruits à partir de 90 dB sont nocifs.
Aussi, cet appareil ne fait aucune distinction entre les jeunes tranquilles et les fauteurs de troubles et met tous les 13-25 dans le même bateau. On pourrait ainsi parler carrément de discrimination envers une tranche d’âge complète, qui se verrait ainsi refuser la fréquentation de certains lieux sous prétexte que quelques uns troublent l’ordre.
Comme solution de rechange, je suggère celle qui est utilisée dans certains endroits, comme par exemple le métro Longueuil : faire jouer de la musique classique ! Tout en faisant fuir ceux qui détestent ce type de musique (en général, ce sont les jeunes), cela amènera une certaine tranquilité dans ces lieux : ne dit-on pas que la musique adoucit les moeurs ?
Pour vous amuser à tester votre oreille, rendez-vous à cette adresse :
http://www.freemosquitoringtones.org/
Vous pourrez tester jusqu’à quelle fréquence vous entendez…
Des microbes au service de nos véhicules
Publié par Alexandre Cousineau
Le 23 avril 2008
Une bactérie microscopique, développée en laboratoire, aurait la capacité de produire du glucose et du sucrose. Des chercheurs de l’Université du Texas, à Austin, clament que l’on pourrait par la suite convertir ces sucres en éthanol, et ainsi fournir aux véhicules motorisés une source de carburant écologique et efficace.
L’éthanol a ses bons côtés. Sans être 100 % écolo, sa combustion produit moins de gaz à effet de serre. De surcroît, lorsque mélangé avec l’essence traditionnelle, il en réduit son action polluante. Le problème toutefois, c’est la méthode de production de cet éthanol. Le maïs étant la principale source de notre éthanol, il est devenu très prisé sur le marché, ce qui a eu pour effet de faire grimper les prix de cette denrée si précieuse pour l’alimentation de nombreux peuples à travers le monde. De plus, sa production nécessite beaucoup d’énergie, presque autant qu’elle en produit.
Et si l’on pouvait laisser au maïs son rôle premier qui est de nourrir les humains, et produire notre éthanol différemment? La cyanobactérie génétiquement modifiée crée ses sucres via la photosynthèse (transformation de l’énergie lumineuse), et peut très bien vivre dans un milieu aqueux salin, impropre à l’agriculture, sans nécessiter d’engrais. De surcroît, son sucrose et son glucose, générés sous forme de gel, peuvent être facilement récoltés sans endommager les bactéries.
La quantité de sucres produite par les bactéries semble efficace. En effet, on prétend que la surface nécessaire à la création d’éthanol par les cyanobactéries serait de moitié celle que prennent les cultures de maïs pour une production similaire. De plus, il y aurait possibilité d’étager les cultures de cyanobactéries, et conséquemment utiliser un espace encore plus réduit.



