Les canulars par courriel : qu’en faire, comment les reconnaître ?
Publié par Béatrice André
Le 11 juin 2008
(Cet article s’adresse aux internautes novices, ou à ceux qui reçoivent régulièrement des canulars informatiques de la part de leurs proches. Nous les invitons alors à leur proposer la lecture de cette page explicative.)
Ça part toujours d’une bonne intention. Vous recevez un courriel alarmiste, ou qui vous fait miroiter qu’on peut gagner une caisse de champagne en le renvoyant à 100 personnes. Sans réfléchir, vous vous dépêchez de faire suivre le courriel à tous vos contacts. Ça ne vous prend que quelques secondes. Et pourtant, les conséquences de votre acte seront bien plus lourdes que vous ne l’imaginez…
Ces messages que vous recevez, qui vous racontent l’histoire abracadabrante d’une femme enlevée dans un stationnement par des hommes qui lui ont fait sentir un parfum, ou de cette autre qui a eu le cancer parce qu’elle utilisait tel rouge à lèvres sont dans 99,9 % des cas ce qu’on appelle des canulars informatiques (hoax en anglais). Ils sont généralement construits sur les mêmes modèles :
- Ils vous font peur ! On vous y annonce un drame qui s’est joué dans une situation que vous pourriez vivre vous-mêmes. Maternelle ou paternel, vous vous empressez de prévenir vos proches afin que ça ne leur arrive jamais. Pensez-vous leur rendre ainsi service ? Non, bien au contraire. Vous leur transmettez vos craintes infondées. Vous véhiculez une fausse rumeur qui pousse inconsciemment à une paranoïa collective. Il convient de réfléchir avant de faire suivre les messages alarmistes que vous recevez par courrier électronique. Si toutes ces histoires étaient vraies, ce n’est pas par une chaîne de courriels que vous l’apprendriez, mais dans les journaux ou à la télé.
- Ils vous attendrissent. Un enfant a disparu, un autre est atteint d’une maladie grave et vous demande de lui envoyer une carte postale parce que les collectionner est son unique passion. Vous pensez faire une bonne action en renvoyant le message à tous vos contacts. Mais là encore, 99,9% de ces messages sont des canulars. Et si, dans de rares cas, il y a des messages de recherche d’enfant qui étaient initialement fondés sur de vraies informations, leur propagation sur le Net fait en sorte qu’ils circulent encore des années après que l’enfant ait été retrouvé. Continuer à les véhiculer ne rend donc aucunement service à la famille concernée.
- Ils vous font rêver. On vous annonce que vous allez recevoir un iPod ou un autre objet de valeur si vous faites suivre le message à un nombre défini de personnes. Quelques secondes de réflexion devraient suffire pour comprendre que c’est aussi farfelu qu’irréalisable…
Dans la majorité des cas, ces canulars ne sont qu’une stupide blague d’un internaute qui se glorifie d’avoir pu berner des milliers de personnes. Mais attention ! Ces messages sont parfois bien plus sournois que vous ne le pensez ! Ils peuvent avoir pour but de discréditer une marque de produits, un organisme, de nuire à une personne en y indiquant à son insu son adresse de courriel comme étant celle de la personne à contacter. En acheminant ces canulars, vous vous faites donc indirectement complices de ce jeu malsain. Et vous risquez de nuire à vous-mêmes et à votre entourage pour les raisons suivantes :
- Vous devenez une cible pour les escrocs du Web ! En transférant le canular à 10 personnes, qui l’enverront à tous leurs contacts, qui le véhiculeront à leur tour, vous créez ainsi une chaîne de courriels de milliers de maillons qui engorgent les serveurs informatiques. Généralement, ces chaînes virtuelles sont renvoyées si vite et si maladroitement que l’expéditeur ne prend pas la peine d’effacer les adresses de ceux par qui elles sont passées. Dont la vôtre…
Ces chaînes deviennent alors une aubaine pour les entreprises qui polluent Internet en l’inondant de spam, ainsi que pour les fraudeurs. Il leur est facile de se constituer une banque d’adresses pour y envoyer des courriels publicitaires. Quant à vous, vous pourriez devenir une proie pour les cyberescrocs qui vous classeront dans la liste des personnes crédules puisque c’est vous qui avez cru en ce canular que vous avez transféré…
- Vous exposez les adresses de courriel de vos proches ! Vous l’avez constaté. Quand vous recevez l’un de ces canulars, vous pouvez suivre son cheminement par toutes les adresses qui n’ont pas été effacées. On sait ainsi avec qui vous communiquez, qui sont les amis de vos proches. Il est facile de les contacter pour des motifs malhonnêtes.
La façon la plus sage de réagir face à ces messages, c’est de les ignorer. On ne change pas le monde par l’envoi d’un courriel. Si l’information que le message contient est vraie (ce qui est rarament le cas), soyez sûrs qu’elle finira par circuler sans votre aide. Vous n’avez strictement rien à gagner en jouant le jeu des auteurs de ces canulars. Mais davantage à y perdre… Ne serait-ce que votre temps, votre crédibilité, le temps que vous faites perdre à ceux à qui vous transférez le message, le sentiment de panique que vous leur transmettez pour rien… Bref, poubelle !
Les signes qui démontrent qu’il s’agit à coup sûr d’un canular informatique :
- On vous invite à envoyer le message à toutes les personnes que vous connaissez.
- Ces messages ne sont jamais accompagnés d’un lien vers un site d’information fiable qui permet de vérifier leur véracité.
- On y cite des grands noms pour mieux vous convaincre (Microsoft dans le cas de faux virus informatiques, par exemple). Ça ne prouve en rien le sérieux du message, et ces entreprises se trouvent généralement forcées de nier leur implication dans ces alertes infondées.
Soyez plus malins que ces cyberpollueurs, ignorez-les !
Myspace : deuxième histoire d’horreur virtuelle
Publié par Béatrice André
Le 3 juin 2008
Megan avait 13 ans. Elle s’est pendue dans la demeure familiale en novembre 2006. Petite fille à la personnalité fragile, complexée par son surplus de poids, elle pensait vivre une délicieuse romance virtuelle avec un jeune homme de 16 ans.
Leur histoire commence banalement. Même si elle n’a pas encore l’âge légal pour s’ouvrir un compte sur MySpace, Megan contourne cet obstacle facilement puisque rien ne l’oblige à prouver qu’elle a au moins 14 ans. Elle reçoit une demande d’amitié virtuelle d’un charmant garçon prénommé Josh, l’accepte, et ils entretiennent vite une relation par écrit qui lui donne confiance en elle. Pour la première fois de sa vie, elle plaît à quelqu’un. Il est adorable, se dit musicien, garde toutefois une part de mystère. Jamais il ne lui demande son numéro de téléphone. Il serait pourtant tellement plus simple s’ils pouvaient se parler réellement. Quand Megan le lui dit, il lui raconte qu’il n’a pas encore de ligne téléphonique, sa famille venant de déménager.
La vie sourit à Megan. Tous les jours à la sortie de l’école, elle se précipite sur son ordinateur et discute avec son bel ami. Elle rêve probablement en secret d’une histoire d’amour éternelle, d’une vie avec lui, plus tard. Mais tout s’effondre quelques semaines après leur premier échange de messages…
Du jour au lendemain, Josh passe de la romance au mépris. Il lui écrit qu’il sait comment elle traite ses amis, qu’il ne pense pas vouloir encore être le sien. Bouleversée, elle lui demande pourquoi. Josh se fait terriblement cruel envers elle, transfère ses messages à plusieurs de ses amis, qui la démolissent encore davantage en créant des bulletins sur MySpace dans lesquels ils l’insultent, la traitent de grosse. Megan est dévastée ! Ces choses terribles qu’elle lit à son sujet la font plonger profondément. Et lorsque Josh lui écrit que tous les habitants de son village la haïssent, que le monde serait tellement meilleur sans elle, elle s’effondre psychologiquement. Megan monte dans sa chambre et se pend.
Ses parents cherchent bien sûr à retracer Josh, veulent lui faire savoir à quel point ses mots et ses actes ont été dévastateurs. Mais son profil a été supprimé. Quelques semaines plus tard, une voisine leur apprend que Josh n’a jamais existé. Qu’il a été créé de toutes pièces par une personne qui s’est jouée de leur fille. Une gamine frustrée qui n’a pas calculé la portée de son geste puéril ? Non ! Une femme de 47 ans, qui vit à quelques pas de sa jeune victime ! Elle est la mère d’une camarade de Megan. Les deux demoiselles s’étant brouillées, elle a décidé de tendre un piège à la petite en inventant Josh sur MySpace, espérant qu’elle lui raconterait ce qu’elle pense réellement de sa fille. Mais elle s’est piquée à son propre jeu, s’en est ouverte à d’autres gamins du village qu’elle a incités à participer au démolissage de l’ancienne amie de sa fille. Circonstances extrêmement aggravantes : elle connaissait les problèmes psychologiques de sa jeune victime, qu’elle avait gardée pendant les vacances. Elle savait qu’elle était sous médication pour soigner sa dépression.
L’affaire a fait grand bruit. Elle met en lumière les nombreux cas de vols d’identité ou de faux profils créés dans l’unique but de nuire parfois gratuitement. Plusieurs personnes ont eu la traumatisante surprise de découvrir une page MySpace créée frauduleusement en leur nom, les représentant sous un mauvais jour qui n’est pas le leur, dévoilant leur vie privée, leur numéro de téléphone, leur adresse géographique. Les victimes sont souvent des filles ou des garçons de l’âge de Megan, visées par un complot enfantin orchestré par un môme tout aussi jeune. Des gamineries. Certes. Mais en cette ère virtuelle, leur portée et la rapidité avec laquelle elles se répandent les rendent plus destructrices.
Pour nombres d’internautes, le Web est une source formidable de nouvelles connaissances, d’enrichissement personnel. Pour d’autres, c’est un immense terrain de jeu où tous les coups sont permis. Même mortels. Mais le suicide de la petite Megan pourrait fort bien changer les règles du jeu. Lori Drew, la femme dont le comportement puéril a poussé la jeune fille à se donner la mort, a été formellement inculpée ces derniers jours. Elle risque jusqu’à 20 ans de prison.
En savoir plus :
MySpace – Trois histoires d’horreur virtuelles
Publié par Béatrice André
Le 2 juin 2008
Première histoire : vous êtes musicien. Vous voguez de galères en déceptions. La maison de disques à laquelle vous avez envoyé votre maquette n’a jamais daigné vous gratifier d’une réponse, et votre mère vous demande encore comment l’adorable petit garçon que vous étiez peut jouer cette musique de sauvages que vous appelez le rock. Bref, votre horizon est bouché, nuageux, c’est la bérézina.
Puis vous découvrez MySpace. Vos amis vous ont dit : « Tu vas voir, ta vie va changer ! MySpace, c’est le nirvana virtuel pour les musiciens ! » Alors vous les écoutez, vous passez des jours clairs et des nuits blanches à vous créer un compte, rendre jolie votre page, y proposer votre musique en écoute. Au début, c’est vide et muet. Mais avec le temps viennent les admirateurs, les commentaires élogieux, les promesses d’achat de votre futur CD.
Deux ans plus tard, MySpace a épousé votre vie. C’est votre première pensée au réveil, vous avez 37850 amis devant qui vous étalez vos états d’âme sur votre blogue, qui vous suivent à la trace grâce à votre calendrier. Qui vous draguent parfois un peu, mais viennent aussi à vos concerts. Et 500 d’entre eux ont su vous montrer leur réel intérêt pour votre art en commandant votre album, que vous avez autoproduit. Puis un jour, cerise sur la gâteau, le patron d’un label de moyenne importance vous contacte à travers votre page. Il a écouté votre musique en ligne, il a adoré, il veut vous faire sortir de la masse des milliers de musiciens MySpaciens. Vous allez devenir une star ! Vous répondez à son message, puis vous allez vous coucher, riche d’une promesse de bel avenir.
Le lendemain, vous allumez votre ordinateur, vous filez tout droit vers votre page MySpace, mais seul un message sordide vous accueille. Votre page n’existe plus, elle a été effacée ! « C’est impossible ! C’est une erreur, un problème technique ! » Vous contactez MySpace par courrier électronique, vous leur expliquez la situation. Et, pour toute réponse, vous obtenez un message automatique vous annonçant que la page a été effacée parce que vous avez violé le règlement. Mais vous n’avez rien fait de répréhensible ! Ni spamé les autres comptes, ni proposé de contenu autre que vos propres chansons. Rien ! Vous bombardez MySpace de messages, vous les suppliez de remettre en ligne deux années de travail, d’amitiés virtuelles, de longs textes songés sur votre blogue, de photos que vous n’aviez pas sauvegardées sur votre ordinateur. Et vos contacts, surtout celui de ce sauveur qui vous a écrit hier ! Sans votre page MySpace, jamais il ne vous retrouvera, votre carrière mondiale balbutiante est déjà foutue !
MySpace ne vous répondra pas. En faisant des recherches sur le Net, vous apprenez avec stupeur que votre cas n’est qu’un triste caillou dans une montagne d’autres histoires d’horreur semblables arrivées à une multitude de musiciens. Certains venaient tout juste de créer leur page. Ils n’avaient pas encore d’amis, pas de contacts, pas de commentaires. Et n’auront pas eu le temps d’en avoir. Leur page a été supprimée avant d’être lancée publiquement, sans aucun motif. Et surtout, sans le moindre avertissement ! Mais s’ils n’avaient pas encore de réelle existence sur la planète MySpace, pour vous, c’est toute une partie de votre vie qui a été gommée pour une raison que vous ne saurez jamais.
Cette histoire est certes fictive. Elle est toutefois entièrement basée sur les récits réels que vous pourrez lire ici :
http://www.freemyspace.com/?q=node/59
Musiciens, votre page MySpace ne vous appartient pas. Elle pourra vous échapper du jour au lendemain sans que vous ayez le moindre recours pour la retrouver. C’est le prix à payer pour l’acceptation d’une vitrine virtuelle construite facilement sans réfléchir quand il serait tellement plus intelligent d’utiliser votre précieux temps pour créer votre propre site.
Bientôt sur nos pages : deux autres scénarios d’horreur MySpacienne…
Europeana : la numérisation du savoir européen
Publié par Jean-François Paquin
Le 31 mai 2008
Cette semaine, nous apprenions que le projet Europeana entrerait à l’automne dans sa phase finale…
Mais qu’est-ce qu’Europeana ? C’est une bibliothèque numérique, lancée en mars 2007, ayant pout but de regrouper le maximum de textes possible provenant d’Europe sur un seul site. À sa création, 12000 oeuvres libres de droits d’auteur ont ainsi été mises en ligne, provenant de Bibliothèque nationale de France (7000 textes), de la Bibliothèque Nationale Széchényi (Hongrie, 4000 textes), et de la Bibliothèque nationale du Portugal (1000 oeuvres).
Sur ce site, on peut bien sûr lire les oeuvres en ligne, mais également les imprimer ou bien les télécharger. On peut également effectuer des recherches par mots-clés dans le texte, par thèmes, ou bien par critères (comme par exemple par langue).
Le projet s’étendra en novembre à plusieurs autres pays afin d’atteindre le nombre de 2 millions de textes numérisés !
Le but d’un tel projet est bien évidemment de rendre accessible à tous un grand pan de la culture européenne, mais également de couper l’herbe sous le pied de certains géants, comme par exemple Google, qui tentent présentement de numériser tout ce qui leur tombe sous la main.
On ne peut que se réjouir de cette nouvelle accessibilité à autant de textes libres de droits. (Soit dit en passant, un texte devient libre de droits 70 ans après la mort de son auteur.) Il ne faudrait pas, par contre, que ce lieu devienne un no man’s land où on pourrait retrouver des textes encore sous droits d’auteur, ou même des chapitres entiers de livres qui ne sont par encore publiés. On se souviendra, un peu avant la sortie du dernier Harry Potter, que le livre avait entièrement été mis en ligne par un fan qui avait réussi à en obtenir une copie… En fait, les textes sous droits d’auteur pourraient également s’y retrouver, sans être, contrairement aux autres, gratuits… Ainsi, tous pourraient profiter de cette excellente initiative.
Acheter ses magazines en ligne ? Non merci !
Publié par Béatrice André
Le 28 mai 2008
Nous, peuple valeureux d’irréductibles francophones en terre hostile d’Amérique, nous rageons parfois de savoir nos cousins français assis sur une terrasse, sirotant un ballon de rouge sous le ciel de Paris en lisant un magazine de chez eux fraichement sorti de l’imprimerie. Dans certains cas, il nous faudra attendre un mois pour tourner les pages du cette même publication sous nos cieux montréalais. Un mois, c’est toute une éternité quand la passion pour un sujet nous consume…
Je pensais avoir trouvé le moyen d’éteindre les braises en m’abonnant au site de VirginMega. Il est possible d’y commander la version numérique de nombre de magazines imprimés en France. Pour celui qui m’intéressait, il m’a fallu débourser la somme considérable de 4,90 euros (soit 7,50 $), donner mon numéro de carte de crédit, mes coordonnées complètes, et installer un logiciel dont l’utilisation est obligatoire, les magazines étant vendus sous forme de fichiers maison autres que pdf.
Premier coup de gueule : seuls les utilisateurs de PC intéressent VirginMega ! Les autres sont priés d’aller se cultiver ailleurs. Pas de version Mac ! En 2008, faire acte volontaire de ségrégation informatique devrait être puni sévèrement par la loi. Nous sommes tous égaux en droits, qu’importe que nous préférions enrichir les coffres de Bill Gates ou ceux de Steve Jobs ! Si n’en avait tenu à mon intérêt pour le magazine que je souhaitais lire, j’aurais rageusement cliqué sur la petite croix qui ferme le site. Mais la passion a ses raisons que la raison ignore… J’ai donc poursuivi ma démarche.
Après avoir validé ma commande, la version numérique de mon achat s’est téléchargée miraculeusement sur mon ordinateur et s’est affichée dans le lecteur de VirginMega. Détestant lire à l’écran, j’ai souhaité tout d’abord sauvegarder le magazine en pdf afin de pouvoir me l’imprimer plus tard. Impossible… Mon investissement ne me permettait pas de disposer de la publication comme bon me semblait. Le logiciel obligatoire n’offre que deux options : la lecture sur l’ordinateur, ou l’impression immédiate sur papier. J’ai donc opté pour cette deuxième solution, me réjouissant déjà de pouvoir dévorer les pages du magazine à la maison, les doigts de pieds en éventails posés sur la table du salon. J’imprimais donc…
Deuxième coup de gueule ! Et première leçon de vie… Manger, s’abasourdir et hurler de rage en même temps est dangereux pour la santé. J’ai failli m’étouffer en constatant que toutes les pages imprimées étaient lestées d’une ligne de texte indiquant que le document est protégé ! Ligne qui, souvent, vient écraser ce qui est écrit en dessous et rend donc la lecture pénible et certains mots illisibles ! Je paye ainsi près de 5 euros pour obtenir une version numérique altérée d’un magazine parce que ceux qui le vendent n’ont pas trouvé de parade plus intelligente pour empêcher la libre circulation de leurs publications. Ont-ils seulement songé qu’il est aisément possible de numériser l’objet dès sa sortie en magasin et de le balancer le jour même en ligne ? Les internautes qui acceptent de payer cher pour obtenir une version numérique sont-ils tous des délinquants virtuels qu’il faut cadenasser pour les empêcher de nuire ?
L’industrie du commerce semble ne pas encore avoir compris que brimer les consommateurs, leurs alliés, ceux qui les nourrissent, ne peut en aucun cas être une réponse juste au piratage. L’industrie du disque a tenté d’imposer des cadenas numériques sur les fichiers musicaux vendus trop cher aux internautes. Puis elle a fait volte face devant l’échec total de sa stratégie et le vif mécontentement des consommateurs. Elle s’était auparavant mis à dos sa clientèle non virtuelle en tentant de l’empêcher de copier les disques compacts, usant de procédés souvent si lamentablement étudiés que les galettes étaient parfois avalées par des ordinateurs qui refusaient ensuite de les recracher ! Maintenant, ce sont les lecteurs de magazines qui payent les pots que l’industrie a cassés elle-même en négociant mal le virage de l’évolution technologique… Combien de guerres encore lui faudra-t-il mener et perdre avant de comprendre qu’à trop vouloir emprisonner les consommateurs dans des cellules numériques sur lesquelles elle n’a aucun contrôle, elle les pousse irrémédiablement vers la rébellion ?

Achètera ? Achètera pas ?
Publié par Jean-François Paquin
Le 22 mai 2008
Décidément, le feuilleton Yahoo - Microsoft n’en est plus à un épisode près… Est-ce que le géant créé par Bill Gates finira par acheter Yahoo afin d’enfin pouvoir se positionner convenablement sur le net ?
On se souviendra qu’il y a quelques mois, Microsoft avait présenté une offre d’achat non sollicitée de Yahoo pour quelque 44,6 milliards de dollars. Cette offre, après moult négociations entre les deux parties, avait été rejetée au début mai par Yahoo.
Voilà que nous apprenions cette semaine de la bouche même de Steve Ballmer, PDG de Microsoft, que cette dernière pourrait être intéressée par le rachat parcellaire de Yahoo. En effet, même si Microsoft a renoncé à l’achat complet du portail, certaines de ses activités pourraient encore l’intéresser; la rumeur qui court concerne notamment son moteur de recherche et son réseau publicitaire.
L’histoire est donc à suivre… Chose certaine, Microsoft tente de plus en plus de se positionner sur la toile afin de rattraper son retard derrière certains joueurs, comme par exemple Google, qui deviennent de plus en plus imposants et qui seraient un jour impossible à rejoindre…
La publicité internet : mine d’or du 21e siècle
Publié par Alexandre Cousineau
Le 15 mai 2008
Beaucoup d’argent est en jeu. En effet, les dépenses des commerçants sur le web ont atteint la somme faramineuse de 21.2 milliards de dollars en 2007 clame une étude du « Interactive Advertising Bureau », organisation internationale regroupant, entres autres, les principaux publicitaires en ligne américains.
En hausse de 26 % par rapport à l’an précédent, les revenus publicitaires en ligne explosent littéralement. Les dépenses publicitaires avaient légèrement diminué après l’éclatement de la bulle Internet de l’an 2000. Toutefois, leur progression depuis 2001 n’a cessé d’étonner les analystes. Il est à noter que la machine publicitaire de Google accapare à elle seule 41 % de ce lucratif marché, tandis que les banderoles en prennent 34 % et les annonces classées 16 %.
On peut comprendre l’enthousiasme de M. Pierre-Karl Péladeau pour le web 2.0; enthousiasme qu’il exprimait lors de la conférence Webcom 2008 qui a eu lieu à Montréal. Certes, l’internaute est gagnant… mais il y a aussi beaucoup de sous a faire pour les géants tels que Québécor!
Nationalisme en ligne : à quand les “.qc” et les “.quebec”?
Publié par Annie Dubois
Le 28 avril 2008
Les nationalistes seront heureux d’apprendre que des projets sont en cours pour accroître la visibilité du Québec en ligne. En effet, deux sites web ont lancé des pétitions pour obtenir le droit d’utiliser les extensions de noms de domaine “.qc” et “.quebec” sur des sites de premier niveau.
Les arguments avancés sont multiples : parce que les Québécois utilisent beaucoup Internet (plus que les Français, les Belges et même les Canadiens!), pour accroître la visibilité du Québec sur la Toile, ou encore parce que le Québec a été reconnu comme nation…
En 2 semaines, le site web Operationpoint-qc.org, qui milite pour le “.qc”, avait déjà accumulé près de 5000 signatures. Près de 50 entreprises et organisations ont choisi d’appuyer le projet en affichant un logo dans leur page. À l’origine de ce projet se trouve le député péquiste de Mercier, Daniel Turp. Vous pourrez trouver ses arguments pour appuyer le “.qc” sur le site. Le site PointQuebec.org, fondé par Normand Fortier, souhaite plutôt mettre de l’avant le “.quebec”. Dommage que le site semble éprouver certaines difficultés! Impossible donc de savoir combien de signatures ont été recueillies pour le “.quebec”.
La cause de la souveraineté du Québec pourrait-elle en bénéficier? Cela reste encore à voir, mais l’initiative est intéressante…
BayWords synonyme de liberté d’expression
Publié par Alexandre Cousineau
Le 19 avril 2008
Toujours aussi provocatrice et idéaliste, l’équipe de The Pirate Bay vient de lancer un nouveau service de blogues non censuré et gratuit appelé BayWords. Est-ce là le paradis des opinions controversées?
BayWords s’inscrit dans la philosophie de l’Internet libre tant prônée par Brokep et autres cofondateurs de « thepiratebay.org ». Sur le site de BayWords, on nous assure que la liberté d’expression des blogueurs sera entièrement respectée. L’inscription s’avère facile et rapide, ne requérant qu’un nom d’usager et une activation par courriel. De plus, il y a possibilité d’importer son blogue existant sur un système Wordpress ou Blogger par exemple. Le service est plutôt minimaliste pour l’instant, mais on nous assure que beaucoup d’autres fonctionnalités sont à prévoir.
Et pour ce qui est de la question monétaire, certes, aucune publicité n’est présente, mais ce n’est que partie remise. En effet, les flibustiers d’Internet prévoient ajouter des bandeaux publicitaires cliquables, histoire de rentabiliser le tout. Sachant toutefois que les dernières mises en demeure envoyées à The Pirate Bay par les défendeurs de droits d’auteur réfèrent aux revenus générés par les publicités criblant le populaire site de partage de fichiers, y a-t-il de l’argent à faire avec la liberté d’expression?
Pourquoi, papa ? Quelques sites pour répondre aux éternelles questions d’enfants…
Publié par Jean-François Paquin
Le 15 avril 2008
Vous avez de jeunes enfants et êtes sans cesse submergés de questions du genre “Pourquoi le ciel est bleu ?” Vous en avez assez de répondre continuellement “Euh…”, ou bien “Va demander à ta mère (ou à ton père)” ? Voici quelques sites qui pourront vous aider à satisfaire la curiosité de vos rejetons…
Le site Pourquoi ? Des questions : des réponses, d’abord, est probablement le plus complet sur ce sujet. Les questions y sont divisées en diverses sections, comme par exemple “Physique et chimie”, “Histoire et géographie”, “Astronomie et géologie”, et même “Français et vocabulaire”. On peut aussi y proposer des pourquois ou bien répondre aux questions présentement en suspens. Son point faible est par contre son origine : comme il s’agit d’un site français, les questions d’ordre historique et géographique sont pour la plupart reliées à la France. Aussi, certaines locutions dans la catégorie “Expressions et dictons” nous sont complètement inconnues au Québec. Le site est néanmoins fort intéressant à consulter et très complet.
Pour sa part, le site Dis papa ! est beaucoup plus sobre que le précédent : il ne comporte pour le moment que 66 entrées, classées elles aussi par thèmes. Ce site n’en demeure pas moins intéressant pour sa catégorie “Humour” recensant les “meilleures” questions posées sur ce site. Des exemples ? “Pourquoi les Kamikazes portaient-ils un casque ?” ou bien “Pourquoi les îles sont toujours situées au bord de la mer ?” La section humour présente aussi quelques réponses rigolotes à certaines questions.
Enfin, le site Dis pourquoi Papa ? est présenté sous la même forme que les deux précédents, c’est-à-dire par thèmes. Il propose plus de questions et réponses que le deuxième site, mais est moins complet que le premier. Son principal avantage par rapport aux deux autres ? Il nous montre l’âge de celui qui a posé la question. Par contre, énorme désavantage, il est présentement en construction et n’est pas mis à jour pour le moment…
http://dispourquoipapa.free.fr/accueil.htm
Après avoir visité ces sites, vous serez non seulement prêts à répondre aux questions-pièges de vos enfants, mais vous serez aussi mûrs pour vous inscrire à l’émission “La classe de 5e” qui devrait prendre l’affiche à la saison 2008-2009 à TVA !


